vendredi 4 février 2011

Ô désepoir.

Je marche sur ce chemin sinueux, jonché de boue froide et gluante. Je suis un soldat. Je ne suis plus un être, je ne suis plus qu'un esprit qui rôde dans la nuit. Je suis ton ombre. Je suis un nombre indéchiffrable d'Horreurs, de sang et de chair putride qui ronge mon coeur. Je ne suis pas cet étranger dans la pénombre, je ne suis pas cette silhouette immonde, c'est inhumain. Je ne marche pas droit. Une douleur terrible me paralyse, je n'ai plus que trois doigts. Mes yeux voient troubles, mes yeux voient doubles, je mourrai là-bas.
Sur ce champs de bataille, je mourrai droit, une balle d'un coup transpercera mon foie et mes organes, mon corps inerte ira s'écraser non loin de là, et je baignerai dans la Haine, dans la délivrance face au désespoir. Désespoir de ne pas connaître la chaleur du corps grâcieux d'une femme, de ne jamais être tomber amoureux. Comment peut-on aimer la vie quand elle nous fait subir ce qui n'a pas de nom, comment peut-on la chérir ? Comment peut-on se dire que l'oeuvre de ses mains est un tableau de sang, une image de vermine, de ruines, de corps empalés dans du barbelé vermeil ?
J'ai 20 ans demain, et je mourrai demain, car face à mon destin, je ne suis qu'un clandestin, je ne suis qu'un assassin fouillé, souillé dans mon âme, car par n'importe quelle façon, demain ou disons, dans quelques jours environ, plus personne ne pronnoncera mon nom.
Gaëlle.

samedi 22 janvier 2011

L' amour à deux inconnus.


Song : Good Bye Lenin - Yann Tiersen - Image ; Philippe Hauger.


Impressionne-moi. J'pense plus qu'à toi. Emprisonne-moi dans ton labyrinthe doré, et emmure la porte d'entrée. Fais de mes pensées une vie de bohème. Aime mon sourire quand tu m'entraînes, mes yeux qui brillent et mes manières, emporte-moi loin.
Fais-moi rêver, de toute manière je ne veux pas d'un homme d'affaire, prends-moi par la main. Fais-moi redécouvrir la mer, celle qui scintille au soleil couchant. Je ne veux que toi en me levant, je suis ta muse, dorénavant. Amuses-toi de mes défauts, garde-toi bien, car c'est trop tôt, de me promettre ton lendemain. Frôle-moi la peau de tes notes graves, ou aigües si tu passes à l'octave, joues-moi ton univers. Montres-moi l'envers de ton décors, je veux une explosion sonore, que tu joues avec le feu couleur d'or.

Je m'y suis brûlé, encore une fois, et je n'avais dictée aucune lois, je ne comprends pas. Comme toutes ces choses d'ailleurs, qui viennent d'une forme d'ailleurs, sans comparaisons. Tu as puisé les ressources, tu me pousses à résilier, putain de nostalgie des jours passés, j'ai encore tellement de doutes. Ne me dis plus jamais "tu", je suis une inconnue, j'attends que tu viennes me chercher, là où je me suis égarée.


Gaëlle

vendredi 7 janvier 2011

Salement cruelle.


J'suis quand même salement romantique. Salement naïve. MERDE.

J'ai cru en l'amour, j'ai cru à la passion éternelle, à la bauté exquise d'un parfum de dérive... Dérive sentimentale. Des vagues échouées laissant l'écume des jours passés. J'ai peur. Peur de me dire tout au fond de mes tripes "l'amour c'est pas pour toi, secoue-toi !". J'suis salement romantique, aussi parce que je m'invente un monde utopyque où les seuls barrières seraient l'envie. J'ai juste envie d'être, d'être libre, et pas de rêver toujours et encore aux baisers incolores qui bercent mes lèvres quand je m'endors. La vie te blinde de rancoeur pour que tu puisses dire : " Maintenant je me meurs." Seulement, ce labeur si excitant revient par tous les temps. Et bien sûr quand on ne s'y attend pas. Et puis on nous surprend, nous, à replonger la tête la première dans l'enfer le plus torride de l'univers. On en vient parfois à se dire qu'on pourrait s'en passer, qu'on pourrait voler haut sans forcément aimer. Voler le désir à l'amour, sans passer par la case " sentiments". Oui mais pour combien de temps ? Le temps d'un baiser ? Le temps de baiser ?


Gaëlle.

dimanche 19 décembre 2010

OSER.



"-Vous, vous n'avez pas des os en verre. Vous pouvez vous cogner à la vie. Si vous laissez passer cette chance, alors avec le temps c'est votre coeur qui va devenir aussi sec et cassant que mon squelette. Alors allez-y, nom d'un chien."




Le fabuleux destin d'Amélie Poulain.





Oser. Oser être, oser aimer. Oser croquer dans la pomme qu'est la vie, sucer sa moelle tendre et délicieuse. Oser dire, oser exprimer. Oser surprendre, apprendre. Oser voler par dessus les 7 merveilles, oser décevoir. Oser un jour, dévoiler son amour, tout en chantant un air de gloire. Oser boire jusqu'à la dernière goutte du cérum, et passer outre. Oser danser, laisser s'exprimer son corps, ses lignes maintenues droites toutes la journée, comme des oiseaux enfermés. Oser chanter. Oser être fière, défiler. Se défier sois-même, avancer. Oser se battre contre ses peurs, oser mêler ses sentiments aux leurs, oser y croire. Oser détruire nos habitudes, oser cueillir la latitude de nos pensées. Oser jouer. Oser en prendre de la graine : quand on est déroute, quand on se traîne. Oser se mettre en colère noire, oser appuyer sur le dièse. Oser dire NON; oser être juste, être bon. Oser s'épanouir comme on le souhaite, oser cueillir des paquerettes. Oser manger du choux-fleur, même si c'est cuit à la vapeur. Oser affronter la peur d'être différent, oser être dépendant. Oser s'exprimer comme les " grands" -même si on en a pas la carrure, oser rêver d'énormitées. Oser ne pas se prendre la tête, pour une fois, oser être honnête.




Gaëlle.

mercredi 15 décembre 2010


J'ai tellement de choses à dire tu sais. Trop peut être. Tu t'en rappelle quand tu me sussurais des mots au creux de l'oreille ? Si, je suis sure que tu t'en souviens. C'était il n'y a pas si longtemps. Quelques mois, quelques années peut être. Qu'importe. Cela parait une éternité, un peu comme un songe qui revient un soir d'été. Une petite musique insignifiante, un refrain intemporel. Nous étions dans une autre époque. Tout ce qui importait, c'était le froissement des feuilles quand elles tombaient de l'arbre. Le gazouillement du bébé, comme une douce mélodie portée par le vent. J'étais fière, tu sais, fière d'être dans tes bras. J'avais battis mon empire, construit dans le coin de ton sourire délicieux qui m'inspirait l'amour, qui me donnait la force de croire en toi. Tu n'aurais pas pu savoir. Personne ne l'aurait pu. Je t'aimais tu sais, d'un amour si puissant, insouciant dans le monde que tu m'avais dessiné sur du papier coloré. J'ai eu tellement raison de te croire, parce que mon château était fort, presque indestructible. Rien ne pouvait défaire autant d'ardeur, autant d'amour, de promesses... Rappelle-toi. J'étais ta princesse, j'étais tes prouesses. La vie est une belle diablesse. Je sentais ta main caresser mes cheveux, je n'avais pas peur. Je n'avais plus peur. J'avais pensé que tu me protégerais, toujours, encore, et jusqu'à la fin.

J'étais sotte. Mais j'étais heureuse.

lundi 22 novembre 2010

Un peu d'ordre dans le désordre.


Voler par-dessus un nuage de coton, savourer une tasse de thé anglais citronné avec un lapin imaginaire, marcher sur les dunes de sable bleu au gout cassis, flâner près d'un champs en faisant craquer la paille avec ses DocMartens, traîner avec des ami(e)s jusqu'à l'aube, se foutre de la gueule d'autrui, sourire aux autres, plonger dans la mer, voyager par dessus la barrière de corail, souffler dans sa paille, gifler un caïman, lui faire manger ses dents, courir après sa montre, écouter des vieux classiques, leurs dire je t'aime, manger des groseilles, être sois-même, juste un instant.. Rêver.




=> Sinon, Je n'ai supprimé aucun articles, ils sont seulement dans "messages plus anciens", tout en bas de la page, et n'hésiter surtout pas à donner votre avis sur mes articles. Mes chapitres " Strange Ways " sont un peu en suspends, je l'avoue, mais j'attends qu'on vienne me les réclamer.

Bougez vos steaks les cocos.

Peace.


Gaëlle.





samedi 13 novembre 2010

"Je voudrais que le monde s'arrête pour descendre." Serges G.

En ce moment, beaucoup de choses passent en boucle dans ma tête. Mon existence, mon enfance... C'est comme si la vie avait choisie mes 15 ans pour faire ressurgir des moments gravés en moi. Un message subliminal, une mise en conscience, un signe. Je ne sais pas trop. Mais plus j'avance, et plus je me dis que finalement, j'ai atterri au mauvais moment sur terre.
Peut être que toute cette société va empirer, et ce qui tient les reines de ce monde, le marché, la puissance, le besoin qu'a l'homme d'être supérieur, d'écraser, de faire boire la tasse à la population qui vit au fond, dans le mare de café, celle qui ne présage jamais rien de bon, va s'écrouler.
Plus j'avance, et plus je me dis que c'est dur d'arriver à avoir de vraies valeurs, dans cette terre. De pas se faire enculer sans vaseline par ces hommes d'Etats qui ne pensent qu'à la population d'en haut, ceux qui grille les chances des quelques personnes qui tentent de ressurgir par d'autres moyens, de déjouer le système. J'ai comme une impression qu'on nous observe, et qu'on nous appelle " éco système raté", on a fait un peu tout à l'envers, et ce qui pourrais remettre tout à l'endroit, c'est quoi, au fond ? Le peuple qui gronde ? A quoi bon. Tellement d'Hommes ont donnés leur vie pour notre liberté, ont pris les armes en sachant que leur sang coulerait, qu'on se sent minables, nous, avec nos grèves qui font pas vraiment avancer le chmilblique. Ghandi, lui, il a sus avoir moins pour que les autres aient plus. Mais les autres ? Ils nous maintiennent la tête sous l'eau, ils nous mentent, et bientôt, on se fera cuisiner par les médias. LA VIE EST BELLE/