mercredi 15 décembre 2010


J'ai tellement de choses à dire tu sais. Trop peut être. Tu t'en rappelle quand tu me sussurais des mots au creux de l'oreille ? Si, je suis sure que tu t'en souviens. C'était il n'y a pas si longtemps. Quelques mois, quelques années peut être. Qu'importe. Cela parait une éternité, un peu comme un songe qui revient un soir d'été. Une petite musique insignifiante, un refrain intemporel. Nous étions dans une autre époque. Tout ce qui importait, c'était le froissement des feuilles quand elles tombaient de l'arbre. Le gazouillement du bébé, comme une douce mélodie portée par le vent. J'étais fière, tu sais, fière d'être dans tes bras. J'avais battis mon empire, construit dans le coin de ton sourire délicieux qui m'inspirait l'amour, qui me donnait la force de croire en toi. Tu n'aurais pas pu savoir. Personne ne l'aurait pu. Je t'aimais tu sais, d'un amour si puissant, insouciant dans le monde que tu m'avais dessiné sur du papier coloré. J'ai eu tellement raison de te croire, parce que mon château était fort, presque indestructible. Rien ne pouvait défaire autant d'ardeur, autant d'amour, de promesses... Rappelle-toi. J'étais ta princesse, j'étais tes prouesses. La vie est une belle diablesse. Je sentais ta main caresser mes cheveux, je n'avais pas peur. Je n'avais plus peur. J'avais pensé que tu me protégerais, toujours, encore, et jusqu'à la fin.

J'étais sotte. Mais j'étais heureuse.

lundi 22 novembre 2010

Un peu d'ordre dans le désordre.


Voler par-dessus un nuage de coton, savourer une tasse de thé anglais citronné avec un lapin imaginaire, marcher sur les dunes de sable bleu au gout cassis, flâner près d'un champs en faisant craquer la paille avec ses DocMartens, traîner avec des ami(e)s jusqu'à l'aube, se foutre de la gueule d'autrui, sourire aux autres, plonger dans la mer, voyager par dessus la barrière de corail, souffler dans sa paille, gifler un caïman, lui faire manger ses dents, courir après sa montre, écouter des vieux classiques, leurs dire je t'aime, manger des groseilles, être sois-même, juste un instant.. Rêver.




=> Sinon, Je n'ai supprimé aucun articles, ils sont seulement dans "messages plus anciens", tout en bas de la page, et n'hésiter surtout pas à donner votre avis sur mes articles. Mes chapitres " Strange Ways " sont un peu en suspends, je l'avoue, mais j'attends qu'on vienne me les réclamer.

Bougez vos steaks les cocos.

Peace.


Gaëlle.





samedi 13 novembre 2010

"Je voudrais que le monde s'arrête pour descendre." Serges G.

En ce moment, beaucoup de choses passent en boucle dans ma tête. Mon existence, mon enfance... C'est comme si la vie avait choisie mes 15 ans pour faire ressurgir des moments gravés en moi. Un message subliminal, une mise en conscience, un signe. Je ne sais pas trop. Mais plus j'avance, et plus je me dis que finalement, j'ai atterri au mauvais moment sur terre.
Peut être que toute cette société va empirer, et ce qui tient les reines de ce monde, le marché, la puissance, le besoin qu'a l'homme d'être supérieur, d'écraser, de faire boire la tasse à la population qui vit au fond, dans le mare de café, celle qui ne présage jamais rien de bon, va s'écrouler.
Plus j'avance, et plus je me dis que c'est dur d'arriver à avoir de vraies valeurs, dans cette terre. De pas se faire enculer sans vaseline par ces hommes d'Etats qui ne pensent qu'à la population d'en haut, ceux qui grille les chances des quelques personnes qui tentent de ressurgir par d'autres moyens, de déjouer le système. J'ai comme une impression qu'on nous observe, et qu'on nous appelle " éco système raté", on a fait un peu tout à l'envers, et ce qui pourrais remettre tout à l'endroit, c'est quoi, au fond ? Le peuple qui gronde ? A quoi bon. Tellement d'Hommes ont donnés leur vie pour notre liberté, ont pris les armes en sachant que leur sang coulerait, qu'on se sent minables, nous, avec nos grèves qui font pas vraiment avancer le chmilblique. Ghandi, lui, il a sus avoir moins pour que les autres aient plus. Mais les autres ? Ils nous maintiennent la tête sous l'eau, ils nous mentent, et bientôt, on se fera cuisiner par les médias. LA VIE EST BELLE/

lundi 18 octobre 2010

De goutte à goutte.

Dans les jours d'orage, on cherche qui on est, qui on suit depuis toutes ces années. On se dit qu'on est rien en fait, dans ce monde, que chaque goutte de pluie qui tombe par la fenêtre, chaque petite part de nous qui s'écrase contre la vitre froide, finira un jour par disparaître. Parce que la vie nous dicte ses lois, ses mesures vivaces et qu'on perd souvent haleine. En fait, on doit surement être trop con pour la comprendre, cette " vie ". On croit que les roses, là bas, chez le voisin, fleuriront plus vite au printemps.
On te compare, on te critique. On te dit de couler le long de cette vitre glacée, de disparaître.
Sans pitié ! Sans courage. Sans ardeur, ravale ta mélasse.
Tu glisses le long de la paroi lisse, mais là trace est là. La trace de ta vie, de tes actes. De tes choix même, jusqu'aux plus minimes. Ta personnalité te suis, tes gestes, ta voix. On pourrait croire que chaque goutte qui chemine à travers cette vitre est la même, et prend le même chemin pour s'enfuir, mais quand on regarde bien, quand on prend la peine de regarder ce qu'est chacun et la route qu'il à emprunté, on se dit que chaque goutte est unique, et qu'aucune d'entre elle ne se frayera le même sanglot pour disparaître. Que le chemin parcouru peut toujours changer de direction, en rencontrant d'autres gouttes, en rencontrant d'autres destins.

mercredi 29 septembre 2010

Ballounia, ne pleure pas.


Avoir une longueur d'avance, et puis ne pas s'écouter. Se laisser prendre au jeu, se laisser bander les yeux, se faire surprendre. Goûter aux fruits délicieux, laisser couler, et se mordre la langue tellement fort, tellement lourdement.. Saigner. Se dire qu'on avait raison, en avoir ras les ballons, puis sourire. Se dire que cette vie là n'est pas finie, que la pâte n'est pas pétrie, que les gens changent.
Avoir foi en la vie, sourire aux anges.


lundi 13 septembre 2010

Sang froid, effroi.


C'est quoi réellement, toute cette mise en scène qu'est la vie, tous ces scénarios qui s'entrecroisent, s'entrechoquent, en laissant des brèches énormes que seul l'enduit du temps peu combler ?
C'est quoi cette croyance de tout maîtriser, de tout décapiter sans connaître, de jubiler ?
Ma colère est froide.
C'est une colère triste, déçue.
Une colère sans appel, sans cris aigus.
Une colère que j'étouffe dans mes poings fatigués, dans mes larmes salées.
Je suis las de penser, penser à ces gens qui vivent sans se préoccuper,
préoccuper de la fleur qui fane,
de la fille qui pleure tout bas,
Du pinçon qui chantonne,
De la brise qui met bas.
Pratiquer le doute, c'est aussi sombrer
dans la douleur de l'été ;
dans l'assiette mal essuyée ;
dans le pantin qui vient de tomber.
Écorchez-moi les yeux
Pour que je ne puisse plus voir
Ce spectacle désastreux.


Bousilles-moi les hanches.

Aimer, c'est du GRAND n'importe quoi. Une pure daube ce truc, aucune garantie. Ils garantissent leur produit 1 an; et puis ça se périme avant. Un produit bon marché. Testé avec deux illuminés et une pomme. Encore une connerie vue à la télé. Un peu de business, de rentabilité mensongère. Rien de plus. Puis ça coûte la peau des nougats. T'y donne un bras, et une jambe, ton coeur ensuite, la garantie rembourse pas. Faut tout sortir de sa poche. Te voilà démuni, sur la paille, à moitié défroqué, cent pour cent misérable.
Mensonges publicitaires.
Et puis on rachète le même, on se dit que c'est de notre faute, qu'avec le temps tout s'arrangera, que la vie est gorgée de solutions. T'as déjà donné ton âme au diable, pourquoi ne pas y brûlé ton nom? Merde, t'as dépassé la date. Il trépasse au fond d'une poubelle remplie de bibelots jamais oubliés. De vieux jouets dont tu ne peux pas te séparer, comme si rien que la sensation de les avoir près de toi, dans ta poubelle, t'apaise. Puis tu refouilles dans cette corbeille de souvenirs; tu contemples ces choses que tu as tant adulée, tu te dis que les temps changent. Et comme pour revenir en arrière, tu les serres contre ton coeur, et te dis que finalement, se sont les plus belles choses de ta vie, tes erreurs.

Serre-moi dans tes bras. Mais je t'en suplis; ne parlons pas.