lundi 13 juin 2011

Stéréotype.


Manger. Bouger. S'épiler. S'hydrater. Penser. Toujours. Se surveiller. Encore. Ne pas fumer. Ne pas boire. Ne pas décevoir. Filer. Droit. Fier. Rester calme. Toujours. Apprendre. Encore. Être bien comme il faut. Donner des pièces aux clodos. Résonner. Se tenir. S'abstenir. Réfléchir. Encore. Préméditer. Toujours. Parler fort. Dire qu'on a tord. Ne pas mentir. Pis quoi encore ? S'excuser. Ne pas s'attarder. Écouter. Encore. Rabâcher. Toujours. Tenir ses couverts à l'endroit. Dire "oui papa". Chanter juste. Se concentrer. Encore. Ne pas ciller. Toujours. Aimer. Adorer. Combler. Être ordonné. Pisser assis. Ne pas voir gris. S'abonner. Encore. Payer. Toujours. Être aimable. Dire bonjour. Être proportionné. Bien habillé. Bien coiffé. Bien cloné. Ne pas ouvrir sa gueule. Être intelligent. Bosser. Encore. Se priver. Toujours. Lire. Se cultiver. Voir des musées. Voyager. Boire des pisse-mémé. Matter TF1. Prendre sur sois. Se coucher tôt. Ne pas insulter son dirlo. Être efficace. Encore. Fadasse. Toujours. Être mâture. Lui dire dans un murmure. Transpirer. S'essouffler. S'époumoner. Creuver. Encore. Survivre. Toujours. Manger équilibré. Répondre à son courrier. Ne pas dire "A jamais". Ne jamais dire jamais.

Gaëlle-

lundi 23 mai 2011

INTEMPOREL




Tout me manque. Tous ces visages sous le soleil d'Espagne, tous ces sourires qui n'en finissent pas de gémir, de grimacer. J'étais bien là-bas, j'étais loin de tout, et surtout, surtout ! j'étais avec vous. Nous foulions les dalles chaudes des ruelles étroites, nous étions fous, fous d'être ensemble, et heureux il me semble. Nous parlions fort le jour, et doucement la nuit, mais nous déblatérions pendant des heures de ce qu'on pouvait avoir sur le cœur, les larmes aux yeux. Nous étions ficelés par un fil doré, emmitouflés dans l'amour de s'être rencontré. Nous avancions d'un seul pas dans la foule, en nous égarant dans notre liberté bredouille. Quelle bande de joyeux cons. Nos pieds étaient fatigués, mais qu'importe, on était tous dans le même bouton. Bouton de rose, ou bien de toi ? Quelle importance, j'étais dans tes bras. Rien ne nous ennuyaient vraiment, on avait bâti notre propre musée, dorénavant. Le soir, quand nous rentrions, fatigués, nous délassions nos chaussures pleines de souvenirs fraîchement franchis. Au jour le jour, et vive l'envie. Sous nos yeux éberlués, on pouvait voir défiler la vie. Certaine nuit je voyageais. Quand il me prenait la main, je divaguais. Je savais qu'il était fou. Fou de moi. Je sentais l'odeur de la nuit pénétrer au plus profond de moi, et nous parlions en silence. Je n'avais cas sentir sa peau contre la mienne, et je savais qu'il me disait "je t'aime". Chaque jour suivants furent déprimants. Chacun de notre côté, nous essayions de ne pas y penser, mais soit, ce voyage nous a tous embarqué.

Gaëlle.

mercredi 4 mai 2011

Etat second.


Il est tard. Tard dans la nuit, et je suis dans un monde complétement à part. Les sphères de mon esprit sont connectées à cette mélodie lancinante, ces notes qui dansent dans ma tête, qui m'envahissent, qui m'entraînent. Je n'ai plus aucune notion du temps, car le seul monde où je me trouve est infini, perdu dans une contrée invisible que seuls mes rêves connaissent. Cette musique est lente, palpitante, elle me pénètre jusqu'à ma chair, jusqu'à mes os. Je suis transportée dans un univers musical, et le plus fou c'est que mon corps ne bouge pas d'un poil. Cette musique me paralyse. La voix qui accompagne cette mélodie poétique est androgyne, avec un timbre rauque et doux à la fois, elle se marie à la perfection avec les notes harmonieuses de mon univers. C'est un son enjoué de piano qui l'accompagne.

Mes yeux sont ouverts mais ils ne distinguent que la sombre robe de la nuit, je m'imagine les étoiles. De toute ma vie, jamais je n'ai ressenti pareille chose. Les mots qui résonnent dans ma tête me sont incompréhensibles, mais c'est la raison pour laquelle ils prennent tout leur sens. C'est moi qui imagine ce que les paroles veulent dire, elles m'inspirent des mots qui n'existent pas, mais qui traduisent ce que je n'arrive pas à exprimer avec des mots trop étroits, trop vide de sens. Les notes montent à l'aigu dans une envolée tumultueuse, je verse des larmes de bonheur, des larmes de sueur qui suintent le long de mon front, qui glissent sur ma joue rougit par l'émotion. Je sens que le morceau est sur sa fin, il commence à ralentir, les notes viennent mourir au creux de mon cœur, qui bat d'ailleurs au rythme du tempo, au rythme de mon sanglot de plénitude.

Gracieusement, la dernière note retentit, elle plane encore quelques secondes dans les airs, comme un rire enfantin qu'on entendrait au loin, puis elle s'éteint, enfin, dans un frisson célestin.






Gaëlle. ( Rédaction brevet blanc. )

mercredi 6 avril 2011


Je tangue, tout tangue.
C'était convenu depuis le départ, j'voulais une histoire d'amour dérisoire, j'voulais tourner en rond durant des heures, j'te voulais toi et l'argent du beurre, je voulais qu'ça me fasse mal. Pourquoi toi ? P.o.u.r.q.u.o.i.p.a.s.
J'avais faim de complications, de fous-rires sous l'édredon, plutôt que d'un garçon sérieux, un garçon mielleux, qui tricoterai des poèmes à la mords moi le nœud. C'était convenu depuis le départ, j'avais envie de tâtonner dans le noir, de creuser dans ma mine d'espoir. C'était ces imperfections brûlantes, cette froideur dans tes yeux amples qui me serraient l'estomac à chaque fois, à chaque doigts. Doigt d'honneur, sourires cocasses, ton cœur se lasse, tagueuleconnase.
Strike dans mon palpitant, poux qui accélère, indéfiniment. Je sombre dans le néant, good luck Satan. Dernières paroles, dernières promesses. peut être par manque de politesse, j'voulais seulement être la maîtresse. Seulement ? me dirais-tu, avec une moue impromptue, une mèche rebelle, des angles obtus.

Tu dis n'importe quoi mon ange, tu dis des choses étranges, ne parles plus, ne parle plus.

mercredi 30 mars 2011

Enfoiré-

Arrêtes. Arrêtes de croire dur comme fer à ton enfer complétement tourmenté, complétement foiré. J'ai plus envie d'entendre ta voix me susurrer avec effroi ce que je sais déjà. La connerie qui sort de ta bouche m'englobe d'un énervement farouche, tu ne sais rien, tu n'es rien, tu vas trop loin. Arrêtes d'employer des mots que tu ne connais pas, que tu portes à bout de bras, que tu piétines. Arrêtes de croquer dans mes membres calcinés par le désir de parler plus haut et plus fort que toi. Je fonce droit dans le mur, et avec moi je t'emmure, cesses de t'aventurer par là. Ne me dis plus jamais "tu", car à chaque parole tu me tues, ne me dis pas que tu m'as vu, parce que c'est faux, tu as trop bu. Tes yeux embués, englués dans ta mélasse difforme qui bouche la plus primaire forme de bon sens, tes yeux qui ne voient rien, tu n'es qu'un vaut rien. Tu es saoule, tu tombes dans l'abus, l'abus de pouvoir, l'abus d'ignorance à mon égard. Espèce d'enfoiré, je te ries au nez.

samedi 5 mars 2011

Rebelion.

Moi. Moi et les autres, moi et les vôtres, moi je me vautre. J'suis pas comme toi moi, j'suis pas comme vous. Je me lasse de tout, je me prélasse comme une bécasse. Mais je t'emmerde. J'ai pas peur d'être moi. Je ne veux qu'être moi, mon parcours et mes émois.
J'veux pas d'un truc poétique, je veux pas de tes bonnes manières, j'suis pas ta mère. J'en ai marre de faire des rimes, j'écris pour moi, j'écris pour la nuit, j'écris pour le jour, j'écris pour mon abat-jour, mais pas pour toi. Parce que tu comprends pas, et jamais tu ne pourras fouiller en moi. J'ai du caractère, mais peut être trop pour te plaire, tournes les talons. Je mens comme je respire, je suis la pire des pires, une connasse, une chaudasse si tu veux, n'importe qui. N'importe quoi, pourvu que toi tu y trouve ton compte. Je t'emporte malgré moi, dans mon fort intérieur. Parce que t'éprouve un malin plaisir, et je le sais, à me montrer du doigt, mais je m'en fou, déshabille moi de tes critiques, je serai nue, c'est plus pratique. Baffe-moi sans interruption, parce que t'aimes ça, espèce de con, oui je t'insulte, oui tu ne cilles pas. Tu te dis que tout ça n'est pas pour toi, mais tu te trompes. /Parasites moi./
Je m'en fou de tout, j'te connais pas. Et j'te dévore comme une barbe à papa, gardes-tu encore ton sang froid ? J'suis pas comme toi moi, j'suis pas comme toi.
Je cries ton nom sur les ruelles de mon esprit, j'écris ton noms sur des murs gris, j'écris tes yeux, j'écris mes vœux, j'écris dans mon pieux.
Je ne sais pas si tu m'en veux, parce j'verrai jamais tes yeux, je suis une garce, tu es bigleux.

lundi 7 février 2011

Ivresse.

Song : To build a home - The cinematic orchestra



Explosion de mots,

explosion de faux,
explosion de moi.
Explosion de tout,
de toi et de nous,
explosion d'espoir.


Rires rauques, ou peut être aigus,
cris saugrenus.
Envie d'écrire, envie de dire,
de m'époumoner.
Crise de tout, crise de vous, crise de fous.
Des bulles éclatent, dans ma vie écarlate,
mes mains sont moites.

Je veux trop,
je veux tout,
je veux toi,
je n'aurai pas.
J'épuise dans mon ivresse,
les souvenirs qu'il me restent,
je vide le sac à moitié vide,
à moitié plein.

J'encaisse en vain,
mon entrain divin est incertain.
J'apprends mes textes,
j'apprends le reste de ton existence.
Je vois tes yeux qui regardent la fin,
qui regardent au loin,
qui s'évadent.

Je bousille mes genoux,
je bousille ton cou de mon regard fou,
hagard ou flou.
Je bousille mon ardeur, mon amour
et les fleurs qui fanent au creux de ma main.
Je ne PEUX PAS me contenir,
je te baragouine,
je fais mine d'être ton astre,
mais au fond de mon cœur de fortune,
c'est le désastre.

Tes mots se rapprochent de ma bouche,
tes mots me touchent,
mon cœur s'arrête.
Ton sourire essoufflé s'encastre dans mes cieux,
dans mes yeux une lumière intarissable vient s'installer,
sans se lasser.

Je m'inspire de ton baiser, bien que déboussolée,
je suis dans une contrée immaculée.
Mes plus beaux rêves naissent,
puis disparaissent dans l'instant.
Ce voyage aux firmaments,
utopique et séduisant,
n'est qu'un guet-apens.


Gaëlle.